La gale de boue

2 Avr 2026

Qu’est-ce que c’est ?

La Gale de boue est une inflammation de la peau située au niveau du paturon. Elle peut être causée par une humidité prolongée, une irritation due à un frottement, de la boue sur des micro-lésions cutanées, des bactéries (comme Dermatophilus congolensis)et parfois des champignons ou parasites.

Elle peut être douloureuse et devenir sérieuse si elle n’est pas traitée.

Comment la reconnaitre ?

Des signes typiques doivent vous alerter.

On note la présence de croûtes épaisses et dures, des rougeurs, une chaleur locale, des poils qui tombent, des petites fissures au niveau de la peau, un gonflement du paturon, une sensibilité ou une douleur anormales, le refus de la part du cheval de donner le pied jusqu’au léger boitement (si la gale est plus avancée).

Comment la soigner ?

Adoptez un protocole sûr.

Le premier réflexe est de mettre le cheval au sec.

Il est alors indispensable de sortir le cheval de la boue, d’éviter l’humidité prolongée, de lui choisir un sol propre et sec. Le traitement est inutile tant que la peau reste mouillée.

La deuxième étape consiste à nettoyer en douceur.

  • Ramollir d’abord les croûtes avec de l’eau tiède ou un savon antiseptique doux (chlorhexidinediluée) puis laisser agir quelques minutes.
  • Retirer alors les croûtes qui tombent facilement. Attention de ne jamais arracher les croûtes deforce. Cela risquerait de saigner, d’aggraver la lésion et d’ouvrir la porte aux infections.
  • Rincer abondamment puis il est trés important de sécher soigneusement avec une serviette.

Nous vous conseillons d’utiliser le savon désinfectant Ozer.

La troisième étape sera d’appliquer un soin adapté.

Choisir un seul type de produit pour éviter l’irritation : une crème antibactérienne douce ou une pommade cicatrisante (souvent à base de zinc, soufre doux, plantes) ou un gel protecteur non occlusif.

Le baume cicatrisant Ozer est le produit idéal pour cela.

Attention, il faut éviter : la graisse à traire, l’huile, la vaseline épaisse . Ça macère et empire l’infection si la peau n’est pas complètement sèche.

Enfin, il faut protéger… sans étouffer.

Si le cheval sort, on peut appliquer une barrière protectrice respirante.
Éviter les bandages permanents (sauf avis vétérinaire) qui favorisent la macération.

Pendant la guérison

  • Nettoyer seulement un jour sur deux afin de ne pas irriter la peau.
  • Garder les membres secs.
  • Tondre légèrement les fanons s’ils sont très fournis. Les soins sont ainsi facilités.
  • Contrôler qu’il n’y ait ni chaleur ni gonflement.

Quand appeler un vétérinaire ?

C’est indispensable : si vous constatez une boiterie, une forte douleur, un gonflement important, des plaies qui saignent ou des fissures profondes, de la fièvre ou un cheval abattu, si vous avez une suspicion de champignons ou parasites résistants, et s’il n’y a aucune amélioration au bout de 5 à 7 jours de soins.

Le vétérinaire pourra alors prescrire un traitement adapté si l’infection est sévère.

 

Quelques mesures de prévention efficaces

  • Garder le sol du paddock aussi sec que possible.
  • Laver et sécher les membres après la boue.
  • Tondre légèrement les fanons si le cheval y est sujet.
  • Vérifier régulièrement les paturons en hiver.
  • Utiliser une crème barrière respirante avant une sortie en terrain boueux.

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